Le retour à la
nature...
Non,
la piscine n’est pas obligatoirement un petit rectangle
bleu dont on ressort les yeux rougis et la peau parfumée
au chlore !
Fini
le chlore, les carreaux bleus et le béton, place
aux poissons, aux algues et au plancton. |
Un petit
vent vert et rafraîchissant souffle sur le monde de la piscine.
Qu'est-ce qu'une piscine biologique ?
Vous vous êtes sûrement déjà baigné
dans de l'eau fraîche à la campagne ou à la
montagne, dans un lac ou une rivière, et vous avez peut-être
encore la nostalgie de cette découverte. Nos enfants ne
pourront peut-être pas connaître ce plaisir en raison
de la pollution, des risques bactériens, ou de l'extension
des propriétés privées qui empêchent
l'accès aux cours d'eau. Mais vous pouvez encore retrouver
ce plaisir dans une piscine biologique, qu'elle soit privée
ou publique.
Les piscines biologiques, encore appelées piscine naturelles,
piscine écologique, biotope ou étang de baignade,
sont la transposition dans un jardin de ces pièces d'eau
naturelle autrefois encore nombreuses et où il fait si
bon se baigner.
Une piscine biologique n'est rien d'autre que ce que la nature
nous offre comme exemple avec toutes les plantes et les animaux
qu'elle attire. L'eau des rivières, des étangs,
des lacs est purifiée par la combinaison des végétaux
et des micro-organismes qui contiennent des bactéries ayant
un pouvoir enzymatique. Ces bactéries transforment les
matières organiques en substances que les végétaux
peuvent directement absorber
Depuis quelques années, un nouveau type de piscine, déjà
bien connu de nos voisins nordiques, fait son apparition dans
nos jardins.
Les piscines naturelles vous proposent des baignades dans un environnement
écologique et sain qui casse l’image classique de
la piscine individuelle et qui prouve que confort et écologie
sont loin d’être incompatibles. Nous vous invitons
à découvrir notre bassin hors du commun.
Le principe des piscines
naturelles
Tout comme un étang,
un lac ou une mare, une piscine naturelle est un véritable
écosystème où résident de nombreuses
espèces. Elle se compose généralement de
trois zones, un secteur réservé à la natation,
et deux autres destinés à la régénération
des plantes et des animaux. En circulant dans les différents
bassins, l’eau est traitée de façon complètement
naturelle. L’épuration de l’eau se fait grâce
aux marais et aux plantations abondantes qui assurent également
la filtration. La végétation utilisée comporte
essentiellement des plantes aquatiques comme les nénuphars
jaunes, la petite douve, l’azollée, la lentille d’eau
et le sagittaire double.
Quelques poissons assureront, si vous le souhaitez, le nettoyage
de votre bassin mais ne sont pas indispensables à son bon
fonctionnement. A cette biosphère de base viennent généralement
s’ajouter quelques grenouilles, libellules et tritons des
alentours.
La
faune autour des bassins
Un point
d'eau quelle que soit sa taille, même une simple fontaine
ou un petit bassin attire irrésistiblement une faune
nombreuse et variée : insectes, batraciens, oiseaux,
mammifères…Tout ce petit monde se retrouve
au bord de l'eau pour boire, se baigner, parfois se reproduire,
mais aussi pour se nourrir … et ce n’est pas
le moindre des charmes de nos petites mares que de voir
tout se petit monde vaquer à ses affaires.
Mais, certains animaux ont moins « la cote »
que d’autres : il s’agit des reptiles …notamment
des serpents.
Les serpents inspirent souvent, répulsion, frayeur,
voire terreur ... ces sentiments qu’ils inspirent
aux humains les conduisant fréquemment à leur
perte : ils se font furieusement massacrer, victimes la
plupart du temps de notre ignorance !
Ceci est très dommage car les serpents, ainsi que
les autres reptiles, concourent à l'équilibre
des espèces et, à ce titre, leur vie doit
être respectée au même titre que celle
d'un merle, d'une mésange, d'un rouge-gorge ... ou
d’un poisson rouge !
S'ils ne se sentent pas attaqués, ils ne songent
qu'à s'enfuir. Sachez qu'ils ont 10 000 fois plus
peur de vous que vous n'avez peur d'eux ... imaginez vous,
vu par les yeux d'un serpent, à 1 ou 2 cm au dessus
du sol ... c'est les mêmes proportions qu'un Airbus
A 380, vu par les yeux d'un enfant de 2 ans : ENORME !!!
Si vous ne savez pas avec certitude à quelle espèce
vous avez affaire, il faut respecter une règle d'or
: laissez les serpents tranquilles !!!
Couleuvre ou vipère ?
La vipère est quasiment le seul reptile vraiment
dangereux vivant sous nos climats (les Pyrénées).
Bien que, contrairement à une idée reçue,
son venin ne soit en général pas mortel, il
peut provoquer de très graves lésions et il
faut absolument éviter de se faire mordre.
Première précaution à prendre : se
promener avec des chaussures montantes et ne jamais chercher
à attraper un serpent si l’on n’est pas
spécialiste !
Seconde précaution : apprendre à différencier
vipères et couleuvres. Voici donc, ci-dessous, quelques
grandes différences entre les vipères et les
couleuvres.
• La vipère a une tête plutôt plate
et anguleuse, recouverte de petites écailles et elle
a le « nez retroussé » ; la couleuvre
a une tête arrondie, recouverte de grandes écailles.
• La vipère a la pupille des yeux fendue verticalement
; la couleuvre a la pupille ronde.
• La vipère a un corps « boudiné
», se terminant par une queue courte et nettement
marquée ; la couleuvre a en général
le corps élancé se terminant par une queue
fine, difficile à différencier du corps.
• Dernier point : ce n’est pas parce que le
venin de la vipère est dangereux que les couleuvres
sont totalement inoffensives ! Les couleuvres mordent aussi
pour se défendre et leur morsure est souvent largement
équivalente à un bon coup de griffe d’un
chat en colère : c’est douloureux et il est
indispensable de désinfecter rapidement et soigneusement
la plaie.
• Je renouvelle donc mon conseil : laissez les serpents
tranquilles : ne les tuez pas, ne les attrapez pas !
Les
urodèles : Les tritons |
Les tritons sont de
paisibles amphibiens dont la taille varie entre
10 à 30 cm selon les espèces. Ils
vivent près de points d'eau calme comme les
petits étangs ou les ornières (flaques
d'eau profondes sur le coté les chemins boueux)
et ne rejoignent l'eau que si leur peau s'assèche
ou pour se reproduire. Certaines espèces
vivent jusqu'à 15 ans.
Dans notre région il en existe quatre espèces:
- Le triton vulgaire: photo ci-dessus.
-Le triton alpestre d'un bleu proche du noir et
ornés de délicats motifs.
-Le triton marbré qui est le plus gros spécimen
de notre région, sa couleur et les motifs
de sa peau rappellent le marbre.
-Le triton palmé bien plus petit de couleur
brun clair et muni de palmes au bout de ses pattes
d'où son nom.
Ces urodèles à l'instar des salamandres
sont carnivores. Ils se nourrissent de divers insectes
aquatiques ainsi que de vers comme les vers de vase,
les tubifex, qui dansent dans la vase recouvrant
le fond de l'étang ou de l'ornière.
En dehors de l'eau ils peuvent attraper certaines
proies très lentes comme les vers de terre
ou les petits escargots.
Le mode de reproduction des tritons est similaire
à celui des autres urodèles.
Pendant la période de reproduction qui commence
tout au début du printemps, les tritons mâles
prennent leurs livrés nuptiale, leurs couleurs
deviennent plus vives leurs ventres se colore d'un
orange brillant, certaines espèces comme
le triton crêté, arborent une crête
dorsale.
C'est ainsi paré que le triton nage, recherchant
sa compagne. Quand enfin il trouve une femelle,
le mâle commence par danser autour d'elle,
sa queue bat l'eau pour lui expédier sa senteur
puis il s'approche et sollicite la femelle en pressant
son museau contre son flanc. Quand cette dernière
est enfin prête, le mâle dépose
au fond de l'eau un paquet gélatineux contenant
les spermatozoïdes (spermatophore). La femelle
le saisit avec ses lèvres cloacales. La fécondation
est alors interne (contrairement aux grenouilles
et crapauds chez qui elle est externe).
La femelle va ensuite déposer près
de 200 œufs les uns après les autres
dans les plantes aquatiques en prenant garde de
bien cacher chaque œufs en pliant sur lui la
feuille à laquelle il est collé. Malgré
cette précaution une grande partie de la
ponte sera mangée par divers prédateurs.
C'est au bout de 5 jours que l'œuf s'allonge
et que l'on commence à distinguer la tête
et la queue. Quand elle éclot, la larve de
triton ressemble à un poisson minuscule muni
de chaque coté de sa tête de branchies
plumeuses et roses qui tomberont au moment où
il quittera l'eau. La larve se nourrit de vers de
vase et d'autres petits insectes aquatiques et grossit
tout en gardant sa queue. Les premiers signes qui
prouvent que la larve se transforme sont les voyages
réguliers à la surface de celle-ci
pour aspirer de l’air. Cela montre que les
poumons se développent. Les pattes antérieures
apparaissent les premières. Les pattes postérieures
poussent plus tard, tandis que les yeux grossissent
et que la silhouette évolue progressivement
vers celle de l’adulte. Les branchies tombent
une fois le système respiratoire achevé.
Enfin, la larve devenue adulte se hisse à
la surface et recherche un endroit pour passer l’hiver.
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Comment fonctionne
l'étang de baignade ?
Une pompe assure la circulation de l’eau en circuit fermé,
d’un bassin à l’autre en reprenant le principe
ancestral du retour par gravitation. Pour ce faire, la piscine
doit être sur un plan incliné. Le circuit commence
dans la zone de natation, puis l’eau se déverse dans
le second bassin où elle est purifiée par l’écosystème
puis elle passe dans le premier bassin pour être filtrée
par les marais avant de retourner dans la zone de natation. Il
est nécessaire de créer des paliers de différentes
profondeurs dans les bassins pour l’acclimatation des plantes.
L’eau prend alors une couleur verte, qu’elle doit
à la présence d’algues unicellulaires, inoffensives
pour l’homme. Leur présence prouve d’ailleurs
le bon fonctionnement de la piscine.
Q uel est le risque d'avoir des microbes pathogènes dans
un étang de baignade ? Les plantes aquatiques n'épurent
pas tous les contaminants de l'eau, mais la probabilité
de contracter une maladie grave dans une piscine naturelle est
faible. La santé et le confort des baigneurs sont préservés
par l'absence de produit chloré dans l'eau (pas d’irritation
de la peau et des yeux, asthme, allergie
A un moment où notre environnement connaît des menaces
sévères et se dégrade, les piscines naturelles
apportent leur contribution à l'écologie. Elles
s'intègrent très facilement dans le paysage et contribuent
de façon très sensible à la préservation
de la faune et la flore aquatique
Accessibles à
tous ?
La construction de ce type
de piscine n’est pas évidente. Elle requiert un savoir
faire particulier et nécessite l’intervention de
spécialistes qui sont encore peu nombreux en France. IL
est toutefois possible de se lancer dans une auto construction
qui réclamera beaucoup de temps et de labeur.
Les avantages
des piscines naturelles
L’esthétisme
et le confort de baignade qu’offrent les piscines naturelles
constituent leur atout majeur. Elles allient l’eau avec
le jardin dans un lieu vivant à travers toutes saisons
et
se transforment et évoluent au fil des années.
Ce lieu devient un lieu d’observation et de détente.Vous
pourrez en profiter en observant à loisir un écosystème
se créer sous vos yeux, source de nombreuses découvertes
et de prises de conscience écologiques pour les petits
comme les grands. Par la même, y sont accueillis de nombreux
animaux auxiliaires, crapauds, grenouilles, hérisson…
qui aident à maintenir les cultures en bonne santé.
L’harmonie du bassin de baignade dans le jardin est plaisant
aussi bien sous la neige que sous le soleil. Hiver comme été,
ce plan d’eau se fond parfaitement dans le paysage et ne
demande aucun hivernage. De plus, son entretien est beaucoup moins
onéreux et contraignant que celui des piscines traditionnelles.
Pour une eau claire et limpide, il suffit de nettoyer une fois
par mois le fond de la zone de natation, puis de couper régulièrement
les plantes, et ce sans aucun produit chimique. En hiver, pas
de risque de gel car l’eau est constamment en mouvement.
Pour profiter plus longtemps de votre bassin, il est possible
d’y installer un chauffage solaire, augmentant la température
de 5 ou 6 degrés de façon totalement écologique
mais aussi économique.
Niveau installation, tout est possible, mais le bassin ne peut
aller en dessous de 60m². Hormis cela toutes les fantaisies
sont permises, de la cascade à la plage, dans un décor
champêtre, moderne ou exotique. (N’étant pas
considérée comme une piscine à part entière
par la législation Française, aucune autorisation
de travaux, ni mesure de sécurité ne sont obligatoires).
Leurs
points faibles
L’inconvénient
majeur des piscines naturelles semble être leur température
qui ne doit pas monter à plus de 25 degrés au risque
de voir les plantes mourir, ce qui détruirait l’écosystème.
De plus les parois peuvent rapidement devenir glissantes par temps
humide et les rebords et margelles se couvrent parfois de mousse.
Écologiques et esthétiques, les piscines naturelles
ont tout pour nous séduire. Idéales pour les amis
de la nature elles sont toutefois à proscrire pour les
personnes dérangées par les plantes et les animaux.
De plus en plus nombreux chaque année, ce type de bassin
nous prouve qu’un retour à une vie plus saine est
peut être encore possible.
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